COMPLAINTE DE PABLO NERUDA

COMPLAINTE DE PABLO NERUDA

1-Je vais dire la légende

De celui qui s’est enfui

Et fait

Les oiseaux des Andes

Se taire au coeur de la nuit

Le ciel était de velours

De velours

Incompréhensiblement

Sensiblement

Le soir tombe

Les beaux jours

Et les beaux jours

Meurent on ne sait comment

Ne sait comment

Comment croire (bis)

Au pas pesant

Des soldats

Quand j’entends

La chanson noire

De Don Pablo Neruda

2-Lorsque la musique est belle

Elle est belle

Tous les hommes sont égaux

Ils sont égaux

Et l’injustice rebelle

La rebelle

Paris ou Santiago

Ou Santiago

Nous parlons même langage

Le langage

Et le même chant nous lie

Le chant nous lie

Une cage est une cage

Une cage

En France comme au Chili

Comme au Chili

3- Sous le fouet de la famine

Terre terre des volcans

Le gendarme te domine

Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre

Des lièvres et des pumas

Triste et beau comme le cuivre

Au désert d’Atacama

4- Avec tes forêts de hêtres

Et les hêtres

Tes myrtes méridionaux

Méridionaux

O mon pays de salpêtre

De salpêtre

D’arsenic et de guano

Et de guano

Mon pays contradictoire

Tradictoire

Jamais libre ni conquis

Jamais conquis

Verras-tu sur ton histoire

Ton histoire

Planer l’aigle des Yankees

DE ces Yankees

5- Absent et présent ensemble

Invisiblement mais trahi

Neruda que tu ressembles

A ton malheureux pays

Ta résidence est la terre

Et le ciel en même temps

Silencieux solitaire

Et dans la foule chantant